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1929 |
Attiré depuis toujours
vers le théâtre, Gratien Gélinas était conscient de la quasi
impossibilité d'y faire carrière en ces années difficiles. Forcé
d’interrompre ses études classiques au Collège de Montréal en raison de
la Crise, il entre à l'emploi d'une société d'assurances, d'abord comme
teneur de livres, puis comme publicitaire. Pour ajouter à ses chances
d'avancement, il s'inscrit à l’école des Hautes Études commerciales, de
Montréal, dont il suivra le cours du soir au complet.
Parallèlement, il fonde avec quelques camarades la troupe des Anciens
du Collège de Montréal. Pendant quatre ans, ces jeunes comédiens
amateurs présentent environ trois spectacles par saison dans la salle
académique de leur Alma Mater. Gratien Gélinas y satisfait un
irrésistible goût de jouer la comédie. Il y fait également ses premières
armes comme animateur et comme monologuiste pendant les entractes.
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1933 |
Gratien
Gélinas se joint au Montreal Repertory Theatre qui, sous la
direction de Martha Allan, regroupe plusieurs des comédiens non
professionnels les plus expérimentés de la métropole. Il y jouera en
anglais comme en français, s'attaquant pour la première fois à un texte
de Shakespeare, Merry Wives of
Windsor, dans le rôle du Dr. Caius. |
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1934 |
Après avoir
participé à quelques émissions isolées, notamment à Radio-Canada, il
fait au poste CKAC ses véritables débuts comme comédien à la radio dans
Le Curé de Village, de Robert Choquette. |
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1935 |
Gratien Gélinas
obtient son premier succès auprès du grand public comme monologuiste
dans la revue de Louis Francoeur et de Jean Béraud, Télévise-moi
ça!, jouée à Montréal au Théâtre Saint-Denis. |
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1936 |
Il reçoit son
baptême du cinéma parlant en tenant, à New York, la vedette d'un film
publicitaire d'une heure tourné pour le compte d'une société
commerciale. |
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1937 |
Il crée, à la
radio de CKAC, le personnage de Fridolin, dans une série
d'émissions dont il écrit les textes et qui a pour titre Le
Carrousel de la gaieté. Le succès rapide de ce programme lui
offre l'occasion inespérée de quitter son emploi à la société
d'assurances. Dès lors, Gratien Gélinas ne vivra plus que de son métier
d’artiste. |
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1938 |
Il porte à la scène le personnage de Fridolin dans la revue d'actualités
Fridolinons, qui connaît 24 représentations au Monument
National. Succès inconnu jusque-là à Montréal où les spectacles ne
dépassent guère trois ou quatre représentations.
L'émission que Fridolin anime à la radio change de nom en changeant de
commanditaire et deviendra, pour les deux saisons suivantes, Le
Train de Plaisir.
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1939 |
Gratien Gélinas
présente Fridolinons '39, sa deuxième revue, à Montréal et
à Québec.
Proclamé le
comédien le plus populaire de l'année, il reçoit la première médaille
d'or décerné par le journal Radiomonde, de Montréal.
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1940 |
Devant le succès grandissant de ses revues,
Gratien Gélinas décide de leur consacrer à l'avenir tout
son temps et d'abandonner le programme radiophonique que, depuis trois
saisons, il écrivait et interprétait, concurremment à ses activités sur
scène. Fridolinons '40 est présentée à Montréal et à
Québec, comme les revues qui suivront chaque année jusqu'en 1946.
Note: les revues
Fridolinons groupaient 20 comédiens, 12 danseuses et un
orchestre de 15 musiciens. De nombreux changements de décor et
d'éclairage exigeaient la présence dans la coulisse d'une quinzaine
de techniciens. Pour être rentable, le spectacle devait se jouer à
une capacité moyenne de 85% au Monument National, de Montréal (1 400
places) et au Théâtre Capitol, de Québec (1 800 places).
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1942 |
Gratien Gélinas écrit et
met en scène le film La Dame aux Camélias, la
vraie, parodie de l'oeuvre de Dumas, dont il tient la vedette
dans son personnage de Fridolin. Ce court métrage, présenté au cours de
la revue Fridolinons '43, est le premier film parlant de
fiction réalisé en couleurs au Canada. |
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1945 |
À Montréal et à Chicago,
Gratien Gélinas partage la vedette avec Myriam Hopkins dans St.
Lazare's Pharmacy, de Miklos Laszlo, sous la direction d'Eddie
Dowling. |
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1946 |
De retour à Montréal,
Gratien Gélinas présente Fridolinons '46, qui, en plus
de sketches nouveaux, groupe quelques-uns des meilleurs tableaux de ses
spectacles annuels précédents. C'est la Revue des revues, qui
atteint 82 représentations et dont Gélinas entend faire la dernière des
Fridolinons. En effet, l'écriture des sketches de ses
revues se rapprochant de plus en plus, pour la longueur et pour la
forme, de celle de courtes pièces de théâtre, Gélinas croit le moment
venu de tenter l'aventure de ‘’la pièce en trois actes". |
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1948 |
Le 22 mai, création de Tit-Coq, première pièce de Gratien Gélinas, au
Monument National. En raison de la saison avancée, le spectacle n'est
donné que pour quelques représentations à Montréal et à Québec, avant la
relâche d'été. À la fin de septembre, la pièce est reprise au Théâtre
Gésu et se jouera sans interruption jusqu'au début de juin de l'année
suivante. |
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1949 |
Le 29 janvier, centième
représentation de Tit-Coq. Le maire de Montréal,
M. Camilien Houde, M. Maurice Duplessis, premier ministre du Québec, Mgr
Joseph Charbonneau, archevêque de Montréal et de nombreuses
personnalités assistent à la soirée de gala qui marque cet événement
sans précédent dans l'histoire du théâtre au Canada. Gratien Gélinas reçoit
alors le Grand Prix de la Société des Auteurs dramatiques de Montréal.
À l'occasion
de la cent-cinquantième représentation de Tit-Coq, donnée
par exception à l'Université de Montréal, cette institution décerne à
l’auteur le premier doctorat honorifique jamais accordé au Canada à un
homme de théâtre.
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1950 |
Une version anglaise
continue la carrière de la pièce. Cette présentation de
Ti-Coq, par la même compagnie de comédiens québécois dans les
deux langues officielles du pays, constitue un autre précédent au
Canada. Le procédé sera repris pour la fameuse Famille Plouffe,
de Roger Lemelin, et par M. Gélinas pour ses autres pièces.
Gratien Gélinas accepte un mandat
de trois ans comme membre du Conseil d'administration de l'Office
national du film.
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1951 |
Après sa carrière en
anglais à Montréal, Ti-Coq est présenté à Toronto, à
Chicago et à New York. Une longue tournée bilingue conduit ensuite le
spectacle dans plusieurs villes du Canada, la pièce étant, à l'occasion,
jouée le même jour dans les deux langues, selon les besoins du public.
La troupe de Gratien Gélinas
donne ainsi un total de 542 représentations. Ce succès, un record pour
le pays tout entier, est d'autant plus significatif que le système des
subventions était inexistant au Canada.
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1952 |
Gratien Gélinas porte Tit-Coq au grand écran. Il produit lui-même le film,
dont il partage la mise en scène avec René Delacroix. |
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1953 |
Tit-Coq
obtient le prix du meilleur film de l'année au Palmarès du Film
Canadien. |
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1954 |
Gratien Gélinas fait une
saison de télévision, comme auteur et vedette de la série
Les Quat'fers en l'air, à Radio-Canada. |
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1955 |
Il écrit sa dixième revue
d'actualités, qui fait revivre le personnage de Fridolin et qu'il
présente au début de l'année suivante au Théâtre Orphéum, de
Montréal, sous le titre de Fridolinons '56. |
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1956 |
À Stratford, en Ontario,
Gratien Gélinas reprend le rôle du Dr. Caius dans The
Merry Wives of Windsor, sous la direction de Michael Langham,
qu'il avait déjà tenu au Montreal Repertory Theatre en 1933. Il joue
également le roi Charles VI dans Henri V, aux côtés de
Christopher Plummer dans le rôle-titre. En fin de saison, la compagnie
est invitée au Festival International d'Edimbourg. |
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1957 |
Gratien Gélinas accepte
la vice-présidence du Conseil des Arts de la région métropolitaine de
Montréal. Il occupera ce poste jusqu'en 1963.
Il rend publique sa
décision de fonder un organisme théâtral qui se donnera comme mission
première de contribuer, par la création d'oeuvres canadiennes, à
l'établissement d'une identité nationale dans les arts de la scène. Dans
ce but, il achète et rénove l'ancien théâtre Gayety, à Montréal, avec
l'aide du gouvernement du Québec et de la Brasserie Dow. Il en fait la
Comédie-Canadienne, dont il devient le directeur.
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1958 |
Présentation de Tit-Coq à la scène et à la radio en
Finlande et en Suède.
Gratien Gélinas devient membre de la société Royale du Canada.
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1959 |
Création à la Comédie-Canadienne de Bousille et les Justes,
deuxième pièce de Gratien Gélinas, qui y joue le rôle de Bousille et qui
fait la mise en scène en collaboration avec Jean Doat. La pièce connaît
une carrière de plus de 300 représentations, en anglais et en français,
dans 26 villes du Canada, notamment au Festival International de
Vancouver, ainsi qu'à la Foire Mondiale de Seattle (Etats-Unis) comme
présentation officielle du Canada.
Gratien Gélinas accepte pour
l'année la vice-présidence de l'Union des Artistes de Montréal et la
présidence du Centre du Théâtre Canadien.
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1960 |
Il devient membre
fondateur de l’École Nationale de Théâtre du Canada. |
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1962 |
Bousille et les Justes est présenté, en anglais et en français,
sur les deux réseaux de la télévision nationale. |
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1964 |
Gratien Gélinas présente,
à la Comédie-Canadienne, une onzième revue d'actualités,
Le Diable à quatre, dont il tient la vedette et qu'il met en
scène. |
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1965 |
Diffusion télévisée de Bousille et les Justes en
Angleterre, en Écosse et en Irlande du Nord par la BBC. Présentation à
la scène en Finlande. Adaptation pour la Tchécoslovaquie et l'Allemagne. |
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1966 |
Création à la Comédie-Canadienne d'une troisième pièce de Gélinas: Hier,
les enfants dansaient, dont il fait la mise en scène, et où son
fils Yves tient la vedette.
Il reçoit un doctorat
honorifique de l'Université de Saskatchewan.
Un comité désigné par la
Canadian Centennial Library et présidé par le très honorable
Vincent Massey nomme Gélinas l'un des vingt-cinq grands Canadiens
dont l'oeuvre s'élève au-dessus de toutes celles du siècle, depuis la
Confédération.
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1967 |
Création en anglais de Yesterday the Children Were Dancing dans une
traduction et une mise en scène de Mavor Moore, au Festival de
Charlottetown, I.P.E.
Gratien Gélinas reçoit le Grand
Prix de Théâtre Victor-Morin, de la Société Saint-Jean-Baptiste, de
Montréal, ainsi que l'Ordre du Canada pour services exceptionnels
rendus à la nation.
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1968 |
Doctorat
honorifique de l'Université McGill, de Montréal.
Présentation télévisée de
Yesterday the Children Were Dancing sur le réseau anglais de Radio-Canada.
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1969 |
Doctorat honorifique de
l'Université du Nouveau-Brunswick.
Prix spécial de la
Concert Society of the Perez Jewish People's Schools pour la
contribution éminente de M. Gélinas au théâtre canadien.
Gratien Gélinas est nommé
président de la Société de développement de l'industrie
cinématographique canadienne (future Téléfilm Canada).
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1970 |
Doctorat honorifique de
l'Université de Trent. |
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1971 |
Yesterday the Children Were Dancing est présenté sur l'ensemble
des réseaux de télévision éducative des États-Unis. |
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1972 |
Présentation aux Journées cinématographiques de Poitiers (France)
de deux films de Gélinas: La Dame aux Camélias, la vraie
(1942) et Tit-Coq (1952).
En mai, Gratien Gélinas cède au
Théâtre du Nouveau-Monde, de Montréal, ses intérêts dans le théâtre de
la Comédie-Canadienne.
Gratien Gélinas est chef de la
délégation du Canada au XXVe Festival International du Film, à Cannes.
Il remplira de nouveau cette charge en 1975.
Le 16 décembre, au
Théâtre de Chem (Tchécoslovaquie), première de Bousille et les
Justes, dans une traduction en tchèque de madame Ivana
Vadlejchova.
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1973 |
En février, présentation
de Hier, les enfants dansaient au Théâtre de la
Renaissance, à Paris.
Doctorat honorifique de
l'Université Mount Allison (Nouveau-Brunswick).
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1975 |
Gratien Gélinas fait la
mise en scène d'une reprise de Bousille et les Justes à la
Nouvelle Compagnie Théâtrale, de Montréal. |
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1976 |
La reprise de
Bousille et les Justes se continue à la Compagnie Jean
Duceppe (Montréal), au Théâtre du Trident (Québec), au Centre National
des Arts (Ottawa), et enfin au Théâtre Populaire du Québec, qui fait une
tournée avec la pièce dans une trentaine de centres du Canada. Avec un
total de 567 représentations professionnelles, Bousille et les
Justes bat le record que détenait jusqu'ici, pour tout le pays,
Tit-Coq, la première pièce de Gratien Gélinas. |
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1977 |
Yesterday the Children Were Dancing est mis au programme de la
saison du Peterborough Summer Theatre, en Ontario. |
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1978 |
Le 28 février, Gratien
Gélinas quitte la présidence de la Société de développement de
l'industrie cinématographique canadienne pour retourner à sa vocation
d'auteur dramatique et de comédien. |
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1980 |
Après deux années de
révision et de compilation, publication aux Éditions Quinze de
Les Fridolinades 1945-1946, premier d'une série de quatre
volumes présentant les textes des revues Fridolinons!
écrites par Gratien Gélinas de 1938 à 1946 inclusivement et encore jamais
publiées.
Bousille et les Justes est jouée au Théâtre de Lodz (Pologne)
dans une traduction de Georges Lisowski.
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1981 |
Publication aux Éditions
Quinze, de Montréal, de Les Fridolinades 1943-1944 et de
Les Fridolinades 1941-1942. |
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1982 |
Reprise de Tit-Coq à la Nouvelle Compagnie Théâtrale, de Montréal,
dans une mise en scène de Gratien Gélinas. |
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1983 |
Gratien Gélinas joue le
rôle de Sam Latour, en français en en anglais, dans le long
métrage Bonheur d'occasion, de Gabrielle Roy, réalisé par
Claude Fournier. |
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1984 |
Gratien Gélinas devient
premier vice-président de l'Union des Artistes, poste qu'il occupera
jusqu'en avril 1985.
Il adapte pour la
télévision de Radio-Canada sa pièce Tit-Coq, qu'il met en
scène avec la collaboration de Florent Forget.
Il joue le rôle du père
Martineau dans le long métrage de Norman Jewison Agnes of God,
avec Jane Fonda et Ann Bancroft.
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1985 |
Gratien Gélinas reçoit
l'Ordre National du Québec.
Gratien Gélinas est élu président
de la Caisse de Sécurité du Spectacle de l'Union des Artistes.
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1986 |
En mai, l'Honorable
Marcel Masse, ministre des Communications, nomme Gratien Gélinas
président francophone d'un groupe de travail bilingue chargé de lui
soumettre un rapport sur le statut de l'artiste au Canada.
Le 29 septembre, création
à Toronto, par le Théâtre du Petit Bonheur, d'une nouvelle pièce de
Gratien Gélinas, La passion de Narcisse Mondoux. Elle est
interprétée par Huguette Oligny et l’auteur, dans une mise en scène
d'Yvette Brind'Amour.
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1987 |
Le Centre national des
Arts présente à Ottawa un spectacle constitué d'extraits des revues de Fridolin créées entre 1938 et 1946, dans une
mise en scène de Denise Filiatrault. Le spectacle connaît un vif succès.
Il est repris à Montréal au théâtre du Rideau-Vert et à Québec par le
Trident.
Le 14 janvier, le Théâtre
du Rideau-Vert, de Montréal, présente simultanément La passion de
Narcisse Mondoux, toujours interprétée par Huguette Oligny et
l'auteur (il est ici remarquable que deux oeuvres de Gratien Gélinas,
écrites à quarante-cinq ans d'intervalle, soient jouées simultanément
sur des scènes canadiennes, toutes les deux avec un très grand succès).
La pièce est ensuite jouée en tournée, avec une reprise au Rideau-Vert
en septembre.
Gratien Gélinas reçoit, à
Calgary, un diplôme d'honneur de la Conférence canadienne des Arts.
Il participe au tournage
de Les Tisserands du Pouvoir, deux longs métrages et une
série de six heures de télévision mise en scène par Claude Fournier.
Gratien Gélinas reçoit un
doctorat honorifique de l'Université d'Ottawa.
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1988 |
Pendant que La Passion de Narcisse Mondoux continue sa carrière en
français, la pièce est traduite en anglais par Linda Gaboriau et
l'auteur. The Passion of Narcisse Mondoux est créée en
anglais à Chester, Nouvelle-Écosse, par la même distribution. Une
nouvelle tournée canadienne s’ensuit, Huguette Oligny et Gratien Gélinas
passant de l'anglais au français selon l'auditoire. La pièce est jouée
pour la 200ième fois à Québec le 8 octobre.
Publication chez Léméac de La Passion de Narcisse Mondoux et de
Les Fridolinades 1938-1939-1940.
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1989 |
Après une tournée à
travers tout le Canada qui se termine en février à Montréal, The
Passion of Narcisse Mondoux prend l'affiche à New York pour une
série de représentations au Apple Corps Theatre, toujours avec Huguette
Oligny et Gratien Gélinas, qui y donnent une représentation par semaine
en français.
Gratien Gélinas reçoit un
doctorat honorifique du collège militaire Royal de St.-Jean.
En novembre, le Rideau-Vert produit un deuxième spectacle tiré de Firdolinons !,
toujours mis en scène par Denise Filiatrault. Ce spectacle est ensuite
repris en tournée à travers le Québec et connaît un succès public qui
dépasse le premier.
Gratien Gélinas est
nommé Grand montréalais de l'année à l'occasion du 6e gala des
Grands montréalais.
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1990 |
La présentation de La Passion de Narcisse Mondoux se poursuit tant en
français qu'en anglais sur plusieurs scènes du Canada.
En mai, la Compagnie Jean
Duceppe reprend Bousille et les justes dans une mise en
scène d'André Brassard.
Gratien Gélinas devient Compagnon
de l'Ordre du Canada.
À l'automne, le journal
La Presse décerne à Gratien Gélinas le prix d'excellence 1990.
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1991 |
En février, Huguette Oligny et Gratien Gélinas jouent au St. Lawrence Centre for the
Arts, à Toronto, la 500e de La Passion de Narcisse Mondoux
au terme d'un mois de représentations dans cette ville. Six cent
trente représentations auront été données au terme de la tournée.
En octobre, le Trident
reprend Bousille et les justes, à Québec.
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1992 |
En janvier, le Théâtre de
la Bordée, aussi de Québec, reprend Tit-Coq. |
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1993 |
En raison du succès
obtenu l'année précédente, la Bordée remet Tit-Coq
à l'affiche. Le nombre de représentations de la pièce atteint alors 620. |
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1994 |
En janvier, Gratien
Gélinas est fait Chevalier de l'ordre de la Pléiade de l'Association
internationale des parlementaires de langue française |
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1996 |
Bousille et les justes est repris pour
une quatrième fois par le Théâtre ProFusion Inc. au Théâtre du
Vieux-Terrebonne avant d’être joué en tournée à travers le Québec, ainsi
qu’à la Nouvelle Compagnie Théâtrale en novembre. Quatre-vingt-quatre
représentations s’ajoutent ainsi au palmarès de cette pièce, dont le
total est maintenant de 705. |
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1999 |
Cinquième reprise de Bousille et les justes au Théâtre du
Rideau-Vert.
Reprise de The
Passion of Narcisse Mondoux, en tournée dans les provinces
maritimes par Theatre New Brunswick.
Reprise de
Tit-Coq au théâtre Denise-Pelletier.
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2000 |
Sixième reprise de Bousille et les justes au théâtre de l’Île à
Hull, QC. Le nombre de représentations de cette pièce atteint maintenant
768.Reprise de The
Passion of Narcisse Mondoux au Blyth Festival en Ontario. |
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